JOURS TRANQUILLES SUR LA COSTA BLANCA

JAVEA DE VIVIR !

POUR QUI SONNE LE GLAS ?

Le 8 septembre 1980, L’écrivain Maurice Genevoix, 90 ans s’éteint, victime d’une crise cardiaque et entouré des siens dans la région de Javea, où il était en villégiature. L’auteur de Raboliot (Prix Goncourt 1925) et de « Ceux de 14 » est donc mort loin de la Sologne des Braconniers et des enfants perdus des tranchées de Verdun. L’ancien secrétaire perpétuel de l’Académie Française disparait donc au cœur de cette région située sur les bords de la Méditerranée, à quelques 1500 kms du Quai Conti, siège de l’Institut de France……

Pour celui qui va rentrer au Panthéon en Novembre prochain à l’initiative de l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, cette région n’a jamais été au cœur de son œuvre mais plutôt un lieu de résidence apprécié comme c’est encore le cas pour bon nombre de touristes européens venus aussi bien de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni ou d’Europe du Nord qui apprécient un climat agréable (plus de 300 jours de soleil par an) et des conditions d’accueil et d’hébergements encore bon marché….

Mais non loin de Javea plus au sud, Calpe accueillit dans les années 30, un autre écrivain majeur, l’Américain Ernest Hemingway, futur prix Nobel de Littérature, amateur de virées dans les bars et des parties de pêche, spectateur assidu de Corridas mais également auteur du poignant « Pour qui sonne le glas » dans lequel l’auteur narre la terrible « Guerre d’Espagne » comme il l’a vécue….

N'oublions pas la gloire locale, le natif de Javea, David Ferrer (une rue de la ville porte son nom), joueur de Tennis professionnel entre 2000 et 2019, vainqueur notamment de l’Open de Bercy et qui perdit en finale de Roland-Garros contre son compatriote Rafael Nadal, le « roi de la terre battue », originaire de Majorque….

LA CARTE ET LE TERRITOIRE

Située sur les bords de la Méditerranée, dans la partie orientale de l’Espagne, Javea est une ville en pleine expansion et qui est devenue une station balnéaire et portuaire très prisée des touristes l’été et des citadins venus de Valence durant les Week-Ends….

Elle se situe entre Valence, troisième ville du Pays et Capitale de la Communauté Valencienne, distante de 110 km plus au nord et Alicante, Capitale de la Province éponyme (dont dépend Javea) située à 90 km plus au Sud…Madrid, la Capitale du Royaume se situe à près de 450 km au Nord-Ouest tandis que Barcelone se trouve à égale distance mais plus au Nord….

Javea, ou plutôt Xabia (en Valencien) a connu une croissance démographique exceptionnelle depuis le début des années 60, passant de 5 000 habitants à plus de 32 000 habitants en un demi-siècle et dont la population en été atteint les 150 000 habitants (équivalent à la population de Dijon, ndlr).

Dans les années 60, venir à Javea était une véritable « expédition » souvent interminable pour les grandes migrations européennes, favorisée par la politique de développement du Tourisme lancé par Franco pour redynamiser une économie à la traîne….

 Mais les années 70-80 ont complètement changé la donne : l’Espagne est devenu un pays démocratique, après plus de quarante ans de régime autoritaire et au départ très autarcique (ce qui a considérablement freiné son développement) et a pu adhérer à l’Union Européenne avec son voisin Portugais , (sorti lui aussi d’un demi-siècle de dictature) en 1986, entrainant outre un boom économique, le lancement de nombreuses infrastructures autoroutières, conditions sine qua non pour être mieux relié au reste du continent européen….

Deux aéroports internationaux (Valencia et Alicante) permettent d’être à moins de trois heures de Paris et des autres métropoles européennes sans oublier la gare routière de Valencia et les nombreuses liaisons par autocar qui sillonnent toute la péninsule ibérique….

La Communauté de Valence fait partie des 17 Communautés Autonomes que comptent l’Espagne. D’une superficie de 23 000 km2, semblable à celle d’Israël ou de Djibouti, le Pays Valencien compte près de 5 millions d’Habitants, répartis dans trois provinces : Valence, Castellón et Alicante.  A noter que près de 13 % de la population totale est d’origine Etrangère, une majorité d’entre eux étant originaires des autres pays européens

Son territoire correspond plus ou moins à l’ancien Royaume de Valence fondée au 13 -ème siècle par le Roi d’Aragon, Jacques 1er. Ce dernier fut un monarque conquérant cherchant à élargir constamment son influence. Cependant, lors du premier Traité de Corbeil signé en 1258 avec le Roi de France Louis IX (Saint-Louis), il renonce alors à ses possessions en Occitanie (à l’exception de Montpellier, sa ville natale) mais en revanche il récupère les Comtés Catalans….

Sa Capitale, Valencia compte aujourd’hui plus de 800.000 habitants, une population équivalente à celle d’un autre grand port Méditerranéen : Marseille. Avec ses banlieues, la troisième ville d’Espagne compte plus de 1.8 millions d’habitants tandis qu’Alicante avoisine la taille de Nice avec près de 330.000 habitants…

NAISSANCE DE L’AUTONOMIE

1975 : Le GénéralFranco s’éteint après une interminable agonie. Sa disparition met fin à trente-six de régime dictatorial et centralisé. Son successeur désigné, Juan Carlos est proclamé Roi d’Espagne et est accueilli non sans une grande réticence par une majeure partie de la population qui l’imagine d’emblée en « continuateur » de la politique du « Caudillo ».

Mais rapidement, l’image d’une jeune Monarque changera avec la nomination du Centriste Adolfo Suarez comme Chef de Gouvernement, chargé de réussir la transition démocratique et de l’élaboration de la nouvelle Constitution qui sera votée en 1978 et surtout il forgera son rôle de « gardien de la démocratie » en février 1981 quand il fit avorter « un putsch » fomenté par le Lieutenant-Colonel Tejero, un obscur officier de la Guardia Civil assisté par une centaine de nostalgiques du Franquisme…Juan Carlos était apparu  à la Télévision et avait abjuré à l’ensemble des militaires factieux de rentrer dans leurs casernes, ce qu’ils firent, sauvant ainsi la jeune et alors fragile démocratie ….

Franco a dû « se retourner plusieurs fois dans sa tombe » au vu de « la vaste opération de détricotage » de son « œuvre », orchestrée par son successeur : réinstauration du multipartisme, officialisation des langues régionales (jusqu’alors interdites), libéralisation des mœurs et surtout lancement de l’autonomie des grandes régions…

A partir de 1977, de nombreuses manifestations « monstres » se déroulent à Valence pour exiger l’Autonomie de la Région dans les plus brefs délais et c’est en 1982, que le Pays Valencien s’émancipe du pouvoir central. Cependant, la classe politique, notamment la plus conservatrice s’oppose aux plus modérés vis-à-vis du choix du drapeau, de l’hymne et surtout à l’origine d’un « anticatalanisme » violent.

Cet « Anticatalanisme » ne date pas d’hier. Même avant la période du Franquisme, ce mouvement était très actif dans la région de Valence notamment dès le XIXe siècle dont l’activité économique était dominée par la production agricole, celle des agrumes qui le plus souvent était destinée à l’exportation vers les voisins européens, avec l’aval d’un Etat central partisan de cette politique de « libre-échange tandis que le voisin Catalan, déjà plus industrialisé était partisan d’imposer des droits de douane afin de pouvoir mieux dominer le marché intérieur, ce qui renforça l’idée dans l’esprit du grande partie de la population Valencienne et du reste du pays que la Catalogne jouait la carte personnelle avec la volonté de nuire à tout intérêt national, un sentiment qui continue à se perpétuer avec le temps……

Pourtant, durant la terrible civile (1936-39) qui fit plus de 400.000 victimes (et provoqua la fuite de presqu’autant d’exilés vers les pays voisins, dont la France), le Pays Valencien et la Catalogne purent se retrouver en devenant des adversaires acharnés des Nationalistes, constituant de vives poches de « résistance » les dernières avant leur chute  débouchant sur de terribles représailles de la part des vainqueurs……

Mais cette relation conflictuelle est revenue avec le retour de la Démocratie malgré encore une fois des liens de parentés entre les deux voisins : le fort sentiment «identitaire » qui anime les deux communautés et la langue si proche : le « Valencien » est une variante du Catalan, appelé par les linguistes « Catalan méridional » mais au final, le « je t’aime, moi non plus »est plus fort que jamais : si Valence est « autonomiste » elle est totalement opposée à toute forme de « séparatisme » avec le reste de l’Espagne a contrario d’une relative majorité chez sa voisine, dont les récentes aspirations unilatérales : républicaine et indépendantiste se sont attirées les foudres non seulement de la Justice mais également du reste du pays…

XABIA, ALACANT ET LE CAP DE LA NAU

A partir de 1983, le « Valencien » obtient un statut de langue officielle avec le Castillan. Il serait actuellement parlé par plus de la moitié de la population. La proportion relativement élevée de population étrangère (autour de 14 %), est de facto composée « d’allophones » qui parlent d’autres langues étrangères au quotidien : Anglais, Allemand, Portugais ou Français….

Le nom des rues et la majeure partie de la signalétique sont cependant souvent inscrits en Valencien : Javea devient donc Xabia, Alicante se transforme en Alacant. El Cabo de la Nao devient Cap de la Nau…il n’est pas rare de voir certains affichages bilingues dont la dénomination castillane est rayée, comme on peut le voir dans certaines régions françaises….

Pour le touriste Français, se faire comprendre n’est pas trop compliqué même si la langue de Molière est de moins en moins parlée dans cette partie de la Péninsule Ibérique, l’utilisation d’un Anglais « d’aéroport » étant devenu le « sabir » de référence aussi bien dans les commerces que dans les restaurants….

Bredouiller l’Espagnol et l’Anglais, devenues les langues internationales les plus usitées à travers la Planète est toujours un "plus" pour n’importe quel touriste. Cependant le Valencien, notamment à l’écrit ,se rapproche plus du Français que le Castillan. Il est toujours bon pour un touriste d’apprendre quelques mots tels : Bona nit (Bonne nuit), Bon dia (bonjour) ou Adeu (au revoir) ou Graciès (merci)……

NATIONALITE HISTORIQUE

La Communauté de Valence constitue donc à l’instar des autres communautés d’une autonomie en matière de culture, d’éducation et d’administration. Ses institutions sont composées notamment de la Généralité Valencienne (« Generalitat ») qui abrite le « Conseil » en fait le Gouvernement Valencien et le Parlement (« Corts »). Ses domaines de compétence sont donc très larges comme c’est souvent le cas dans des états « fédéraux », le pouvoir Central gardant « La Défense » et « Les Affaires étrangères ».

En 2006, elle est reconnue comme Nationalité Historique, lui conférant ainsi le droit à une identité linguistique et culturelle spécifique mais dans le respect de la constitution de 1978 mettant en exergue l’unité indissoluble de la Nation Espagnole et la solidarité entre toutes les Communautés….

ECONOMIE

Au niveau économique, elle se situe au 4 -ème rang des provinces espagnoles en termes de PIB global, derrière celles de Madrid, Barcelone et d’Andalousie mais au 13 -ème au niveau du PIB par Habitant, assez loin derrière Madrid, la Catalogne ou le Pays Basque (Revenu annuel médian : 23800 euros contre 33 000).

Très longtemps, c’est l’agriculture qui a été le secteur dominant de l’économie locale, notamment avec les agrumes, dont la production était très largement destinée à l’export (c’est d’ailleurs toujours le cas). L’industrie, constituée de petites manufactures était surtout concentrées dans quelques lieux situés essentiellement dans les provinces d’Alicante et de Valence….

En 1959, vingt ans après avoir pris le pouvoir et mener une politique autarcique donc faiblement libre-échangiste et qui menait dans l’impasse, Franco accepta l’aide américaine pour redynamiser une économie atone et trouver un second souffle, celle du développement du Tourisme….

La Province d’Alicante et notamment Xabia et sa région vont en profiter pleinement en accueillant des touristes venus des quatre coins de l’Europe : une arrivée massive d’Allemands, d’Anglais, de Scandinaves, d’habitants du Bénélux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) et bien sûr de Français va venir séjourner puis très souvent y bâtir des résidences de vacances…sans oublier plus de 80 000 « Pieds-Noirs », rapatriés en 1962

A Xabia comme dans les environs, certains quartiers peuvent ressembler à « Mon Village à l’heure Allemande » ou bien « Home Sweet Home » sans oublier à présent « La Maison Russie » ou encore quelques boutiques ou bazars tenus par quelques exilés dynamiques de « l’Empire du Milieu » …

L’entrée dans l’Union Européenne puis l’adhésion à la zone Euro seront encore des facteurs essentiels pour continuer à connaître une croissance qui ne faiblira pas…. Le secteur de l’Immobilier connait également une réussite insolente, générateur de nombreux emplois, avant d’être frappé de plein fouet par la Crise de 2008 qui fera exploser « la bulle immobilière » : on constatera alors la faillite de nombreux entrepreneurs et promoteurs, et une multitude de maisons ou immeubles jamais terminées, donc jamais vendues….

XABIASCOPIE

Javea-Xabia n’est pas qu’une ville-champignon dédiée au seul tourisme, c’est aussi une petite ville portuaire accueillante, dominée par l’imposant Montgo, ce massif montagneux de 753 mètres et bordée par les caps de la Nao et San Antonio. La partie ancienne de la ville est plutôt à l’intérieur des terres et contraste avec les quartiers récents, en témoignent les nombreuses ruelles étroites, ses quelques édifices médiévaux remarquables sans oublier son église que l’on remarque de loin : San Bartholomé qui a été édifiée à la fin du Moyen-Age.

Javea est également un port de pêche mais également de plaisance (plus de 300 emplacements) avec la possibilité de rejoindre en bateau les ports voisins de Dénia ou Calpe. Les plages sont nombreuses et variées : la plus fameuse d’entre elles est celle de l’Arenal, qui comme son nom l’indique est une plage de sable, agréable mais très fréquentée durant l’été par une population venue des quatre coins de l’Europe, dont les Français, grand amateur de « Châteaux de sable » ….

D’autres plages sont plus propices aux activités plus sportives comme le ski nautique, le Paddle ou le surf….

Le quartier de l’Arenal est le « cœur touristique » de la ville. Animée en journée comme tard dans la nuit, ses nombreux cafés et restaurants attirent de nombreux touristes. Chaque soir, le front de mer est occupé par des étals de commerçants ambulants proposant des bibelots ou autres produits exotiques… Toute une ambiance….

La GRANADELLA

Au sud de Xabia, la Granadella est un quartier excentré du reste de la ville mais c’est l’un des plus beaux avec un environnement préservé et même protégé, ce qui a pu réduire les ardeurs des promoteurs les plus féroces. Le site est en fait une enclave agrémentée par une crique qui a gardé son côté sauvage…

On arrive du Nord pas une route boisée et sinueuse de plusieurs kilomètres où l’on pourra admirer cette nature préservée en faisant une halte au « Belvédère » puis la descente vers le cœur de la Granadella qui mène à la plage de galets nichée au milieu de la crique….

La route s’arrête ici, dans ce « cul-de-sac » luxuriant car la seule option pour rejoindre le centre de Xabia est de faire marche arrière….

Avec ses anciennes maisons de pêcheurs situées sur l’Avenida del tío Catala, aujourd’hui encore habitées par certains autochtones mais très souvent louées à des touristes et les trois restaurants qui dominent la plage et proposent une gastronomie locale ou familiale, à commencer par la «Paella » véritable spécialité Valencienne et non « Espagnole » comme cela est très largement répandu, beaucoup de plats à base de fruits de mer accompagnés de vins locaux… ou avoir la possibilité de siroter « Una cerveza » et de grignoter des « Tapas » : l’endroit rappelle certaines autres criques de la région Marseillaise et les collines environnantes et abruptes rappellent quelque peu celui des Calanques….les amateurs de pêche sous-marine y trouveront quelques endroits de prédilection au cœur des grottes….

Aux alentours, au fil du temps de nombreuses villas se sont bâties à flanc de colline, certaines sont habitées toute l’année, certaines d’entre elles par des étrangers (beaucoup d’anglais souvent huppés et polyglottes).

En raison de la Protection du Site, certains projets immobiliers, bien avant la « bulle immobilière » n’ont pas vu le jour et c’est tant mieux.  La plage assez étroite est propice aussi bien au « farniente » qu’aux activités nautiques telle la natation qui permet de rejoindre « le ponton » flottant situé à quelques encâblures du rivage, la plongée sous-marine ou le Canoé-Kayak….

D’autres activités sportives peuvent être pratiquées notamment la randonnée pédestre. Plusieurs itinéraires sont proposés avec des difficultés variables : l’une d’entre elles permet de gagner facilement le Castell de la Granadella, tandis que d’autres sont plus longues et plus sportives permettent notamment de rejoindre la ville voisine de Benitaxell. On découvre un vaste plateau qui rappellent beaucoup la garrigue et dont les points de vue sur la Mer sont nombreux et assez spectaculaires….

LE MONTGO

Entre Xabia et Dénia, s’étend le Parc National du Montgo, du nom de cette « montagne » de 753 mètres de Haut qui ressemble un peu au Rocher de Gibraltar et qui domine toute l’agglomération….

Plusieurs itinéraires sont possibles pour atteindre son sommet où par temps dégagé, on peut scruter l’Ile d’Ibiza pourtant située à plus de 90 kms du littoral… Cette « Montagne » aux chemins abrupts et caillouteux n’est pas forcément accessible aux simples « promeneurs du dimanche ». Un bon équipement, de l’eau et une bonne endurance sont les conditions nécessaires pour la gravir sans oublier de commencer son ascension au lever du jour, le faire plus tardivement comporte des risques…

Le cyclisme classique ou le VTT sont également très pratiqués dans les environs. Enfin, les deux Caps de la région : San Antonio et celui de la Nao sont très faciles d’accès, notamment par la route….

EPILOGUE

Comme dans beaucoup d’endroits touristiques, cette région de la Province d’Alicante a vécu la longue période de confinement lié à la crise sanitaire qui fait tant de victimes en Espagne. L’incertitude et la crainte de reconfinement (comme cela a pu se reproduire chez la voisine Catalane) demeure présent dans tous les esprits, et les nombreuses recommandations des pays étrangers représentant la majorité de la clientèle estivale de ne pas s’y rendre constituent indéniablement une perte de « recettes » considérables qui ne devrait pas faciliter la reprise économique d’une région où le chômage en des plus cléments, déjà assez élevé….

Cette province a toujours été une terre d’accueil et compte bien le demeurer, naguère certaines populations venues du reste de l’Espagne ou de l’Europe s’y sont définitivement installées, comme le firent également, ceux que l’on a appelés « Los Pies Negros » ces Français d’Algérie chassés au moment de l’indépendance du Pays en 1962 , ils étaient plus de 80 000 à débarquer dans cette province d’Alicante et qui ont fini par prendre souche sur ce territoire dont les paysages rappelaient le pays natal…

Mais en attendant des jours meilleurs, il est toujours bon d’espérer découvrir cette région attachante. Ce n’est rien d’autre qu’une invitation au voyage ….

Castell de la Granadella

La Paella

Au sommet du Montgo

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