DE CONQUES A MOISSAC

En consultant mon topo guide, je me rends compte que les prochaines étapes seront vallonnées, en effet j'arrive sur le plateau du Quercy.

Maintenant, je suis plus expérimentée.

Je prépare mes étapes la veille en fonction de ma forme physique.

Tous les soirs, en arrivant, il y a un petit rituel : on cherche son lit pour s'installer, on prend sa douche et on lave son linge.

C'est seulement ensuite que je pense à prendre du repos ou même à manger quelque chose si l'heure du dîner est un peu loin.

Aujourd'hui sur le Chemin j'ai rencontré une jeune Norvégienne : Camilla

Sur le plateau le GR emprunte une ancienne voie ferrée rempierrée de cailloux blancs qui renvoient une clarté particulière  en soirée. C'est une partie toute droite et toute plate, assez pour être souligné.

Camilla et moi nous sympathisons. Elle s'arrête également à Figeac pour la nuit.....

La descente sur Figeac est magnifique. L'arrivée en ville est la promesse de trouver des magasins, de pouvoir aller au marché pour dénicher des produits locaux : quel régal !

Pour prolonger notre belle journée et "fêter" notre rencontre, Camilla souhaite m'offrir un verre. Demain, c'est décidé, nous continuons ensemble. 

A cet endroit, il y a une variante possible plus au nord en suivant le Célé par le GR 655.

Ce plateau de pierre blanche offre une vue plongeante sur le Lot. Le long du fleuve il y a des falaises immenses souvent dominées par des châteaux. Que de beautés dans cette région.

Le relief lui s'accentue et il reste encore deux jours de marche jusqu'à Cahors. La ville est lovée dans une boucle du Lot.

Nous cherchons un restaurant, il n'y a que l'embarras du choix. Il est au bord de l'eau avec une terrasse presque au pied du Pont Valentré.

Au petit matin, pour sortir de Cahors, il faut traverser le Pont. Une sensation bizarre m’envahit : j’imagine tous ceux qui ont déjà fait cette route à pied et l’émotion me submerge. Mais il faut tout de suite rejoindre le plateau par un escalier taillé dans la roche.

Les trois jours d’après les étapes s’enchaînent sur des chemins tantôt ensoleillés, tantôt ombragés. Tous les villages étapes sont perchés sur des grosses collines et le finish est parfois difficile (comme à Lauzerte).

Enfin c’est Moissac. Une ville du Tarn et Garonne où les accents du sud-ouest chantent dans les bouches et sur les papilles. C’est une ville atypique mais à visiter : surtout son abbatiale Saint Pierre qui abrite le plus ancien cloître connu à ce jour dans le monde. »

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