UN CAILLOU DANS LA CHAUSSURE (Editorial du 8 Octobre)

Philippe DUPONT

Philippe DUPONT

Le 31 décembre 1999 à 15h00, La France Métropolitaine poussa un « ouf » de soulagement : le « bug » présumé de l’An 2000 qui risquait de planter tous les systèmes informatiques de la planète ne se produirait pas à l’heure fatidique…

Adieu, donc la « grande peur du troisième millénaire » grâce à l’information communiquée par la Nouvelle-Calédonie, ce territoire français situé à plus de 16 000 kms de Paris et 9 heures de décalage horaire et qui venait juste de fêter le nouvel an en constatant que « tout resterait comme avant » …….

Tout resterait donc comme « avant » y compris pour ce petit territoire qui se rappelait soudainement à notre bon souvenir, après avoir été au cœur d’une actualité brûlante au cours des années 80 quand une quasi- « guerre civile » se déclencha sur cet archipel de 18 000 Km2, surnommé « le Caillou » au cœur de l’Océanie lointaine….

Devenue terre Française en 1853, à l’époque quand la France et l’Angleterre s’affrontaient sur fond de rivalité coloniale, la Nouvelle-Calédonie fut d’abord comme sa relative voisine Néo-Zélandaise une colonie pénitentiaire puis devint une « colonie » tout court avant d’être transformée en « territoire d’Outre-Mer » avec un doux parfum d’exotisme vu de la Métropole….et dans lequel vivaient essentiellement deux communautés : l’une dominante : les Caldoches, d’origine européenne et l’autre dominée : les Canaques, d’origine Mélanésienne et premiers habitants de ce territoire…

Mais le temps a passé, de nouvelles populations venues des quatre coins du monde sont venues s’installer sur le « Caillou » pour servir de main-d’œuvre : des vietnamiens, des japonais, des indonésiens ou encore des pieds-noirs rapatriés d’Algérie et bien sûr d’autres métropolitains…

Terre agricole (café, canne à sucre), la Nouvelle-Calédonie est connue également pour être un des plus gros extracteurs de Nickel du monde, ce qui en fait une terre d’attractivité mais également de convoitise….

Malgré le métissage progressif de sa population et l’amélioration du niveau de vie, la cohabitation entre Canaques et Caldoches n’a pas été un long fleuve tranquille, bien au contraire. Les premiers, souvent considérés comme des « citoyens de seconde zone », en outre soumis aux règles de « l’indigénat » et victimes de brimades ou d’humiliations, tel l’épisode de l’Exposition Coloniale de 1934 à Paris, où des Canaques furent exposés au public comme des « bêtes de foire » (le grand-père du Footballeur Christian Karembeu en faisait partie, c’est la raison pour laquelle ce dernier refusa de chanter la Marseillaise pendant la Coupe du Monde, ndlr) …

Le temps a passé et le début des années 60, période de décolonisation pour la France a également réveillé les consciences Ultramarines et leurs désirs d’émancipation…Aussi bien dans les Antilles avec la création de mouvements indépendantistes que dans cette partie du Pacifique, en Polynésie et donc en Nouvelle-Calédonie où l’idée d’une « Grande Kanaky » a germé….

Dans cet archipel peu peuplé (aujourd’hui moins de 300 000 habitants), et où les deux-tiers de la population est concentrée dans le sud avec l’agglomération de Nouméa et le reste du territoire, les inégalités tant au niveau économique que de représentativité démocratique n’ont cessé de se creuser malgré les efforts de rattrapage constatés dans les années 70, amenant à de graves heurts débouchant sur une situation insurrectionnelle….

On connait la suite : les tragiques évènements de la « Grotte d’Ouvéa » dans lesquels périrent dix-neuf militants du FLNKS et quatre gendarmes amenèrent les « belligérants » à se mettre autour d’une table afin de négocier "les accords de Matignon » en 1988, sous l’égide de Michel Rocard, alors Premier Ministre et du Haut-Commissaire et habile médiateur Christian Blanc et où l’on verra les deux « frères ennemis » : le député RPCR et Loyaliste  Jacques Lafleur et le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou  se serrer la main et arriver à tracer une « feuille de route » pour l’avenir de l’ile…

Cette feuille de route portait sous les fonts baptismaux les germes de la réconciliation entre les deux blocs antagonistes, l’amnistie des exactions passées et surtout amorçait les fondations d’un processus d’autodétermination pour l’Archipel…. Une période probatoire de dix ans dans laquelle la communauté Kanak se verrait conférer des garanties institutionnelles et économiques ainsi que la perspective pour le peuple néo-calédonien de pouvoir organiser un référendum sur l’avenir du territoire…

Un référendum fut organisé en France pour ratifier ou non cet accord et cela se solda par un « oui » massif de 80 % malgré une participation modeste (37 %). L’espoir renaissait donc même si l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou en 1989 rappela que la tension n’était pas complètement éclipsée….

Comme dans la chanson de Bruel, les acteurs  loyalistes et indépendantistes des « accords de Matignon » se sont donnés rendez-vous dix ans après au cours des « accords de Nouméa »  en 1998, cette fois ci  sous l’égide de Lionel Jospin et ont pu en définir les grandes lignes : transfert de nombreuses compétences de la Métropole vers le Territoire, à l’exception des domaines de la Monnaie et de la Défense nationale et surtout organisation d’ici une vingtaine d’année de trois référendums concernant le maintien ou non dans la République Française.

On connait la suite : vingt ans après en 2018, fut organisé le premier référendum qui donna une majorité plus étriquée que prévue au « Non » à l’Indépendance : avec 56 % (alors que l’on pensait plutôt à un plébiscite à 70 %) qui a pu s’expliquer par une forte mobilisation de la jeunesse et surtout à un changement des mentalités, lié probablement à une cohabitation des communautés plus assagie. Enfin, le deuxième référendum organisé la semaine dernière a confirmé cet état de fait : malgré la nouvelle victoire du « Non », le score encore plus étriqué de 53 % a redonné espoir aux Indépendantistes qui ont réclamé derechef l’organisation d’une ultime consultation. Qui sait ?

En effet, qui sait… Toujours est-il qu’une nécessité de se remettre à la « table des négociations » a été encouragé par le Gouvernement Français dont certains observateurs ont été troublé par le commentaire du Secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, louant la « réussite du processus de décolonisation » … Mais décolonisation ne veut pas forcément dire approbation d’indépendance…mais ce qui est évident, c’est que la décision finale devra être prise par les Calédoniens eux-mêmes, en leur âme et conscience…

Seul le dialogue compte donc afin d’éviter un « bug » comme celui de l’an 2000 et de retrouver les problèmes rencontrés par les indépendances ratées de Djibouti ou des Comores, il y a quarante-cinq ans…

Le « Caillou » n’est cependant pas à l’abri des convoitises des voisins océaniens que sont les Australiens et les Néo-Zélandais qui supportent souvent assez mal la suprématie de ces « arrogants français » sur cette immense zone pacifique ou pourquoi pas de « L’oncle Sam » qui aimerait également croquer la Polynésie voisine…. Alors, dans cette mer pleine d’incertitudes, gardons le bon cap, celui de la lucidité et de celui de se forger un destin commun……

LE TAUREAU DE MANACOR (Edito du 14 Octobre)

Une fois de plus, il était rentré dans l’arène avec le seul but d’en sortir vainqueur…Et son vœu fut exaucé…. Il aurait pu avoir « l’angoisse du torero au moment de planter la banderille » ou de constater que ses fesses jouaient des « castagnettes » face à cette « noce de sang » mais il n’en fut rien, bien au contraire : le trac ou la peur de vaincre se sont évaporés tout comme la superstition face à ce treizième sacre promis….

Les aficionados sur les gradins, bien moins nombreux que d’habitude pour cause de crise sanitaire ont pu acclamer leur héros qui a su terrasser son adversaire dans la plus tradition de cet art jugé sanguinaire provoquant parfois « la bronca » d’un public hostile….

Notre matador venu de Majorque, une des iles Baléares était incontestablement le « propriétaire des lieux » qui a su donner une bonne leçon à celui qui était pourtant « un bon client » comme disent nos amis les commentateurs sportifs…

En effet, ce « Taulier » venu du large de la Péninsule Ibérique est définitivement imbattable sur …la terre battue… de Paris…A 34 ans, notre torero qui combat avec sa raquette de Tennis est rentré au Panthéon, en remportant son vingtième titre du Grand Chelem, égalant le record de son frère ennemi, l’Helvète Federer…. Tout en terrassant son autre frère, le Serbe Djokovic avec un score sans appel : 6-0/6-1/7-5, certaines mauvaises langues appelleront ça une « raclée », tandis que d’autres plus indulgents soupireront : « Aujourd’hui, il était le plus fort dans tous les compartiments du jeu : aussi bien dans les placements que l’anticipation ou encore les angles d’attaque »…

Il a donc « survolé » le Tournoi (ce qui n’aurait pas déplu à l’As de l’aviation Roland Garros qui a donné son nom à ce Temple du Tennis), ne perdant aucun set, restant toujours impassible, sans jamais sourire (un peu comme Sardou) sauf quand il gagne (pas comme nos vaillants tricolores) et n’aura impitoyablement cessé de monter en puissance pour mieux traquer l’adversaire qui tenterait de résister face cet ouragan venu du Golfe du Lion……

Pensez-donc : quatorze ans séparent son premier titre remporté sur ce Central du treizième ! Incroyable mais. Vrai !... Et depuis 2006, seuls trois impertinents l’ont empêché de soulever le trophée : les Suisses Federer en 2009 et Wavrinka en 2015, et le Serbe Djokovic en 2016….

Eh, oui, il y a finalement très peu de personnes qui peuvent espérer bouter le Roi bis d’Espagne, Rafael Nadal hors de son trône Parisien, sinon ces deux suzerains : « Roger le Magnifique » et « Novak le Terrible », avec le premier, 39 ans au compteur, sur 40 confrontations : 24 victoires pour le « Taureau de Manacor » contre 16 au « Guillaume Tell de Bâle » alors qu’avec le second, du haut de ces 56 confrontations : « L’ogre de Belgrade » en a remporté 29 contre 27….

Ce « trio infernal » a « marabouté » le « Circuit des Quatre grands tournois » (Melbourne, Wimbledon, Flushing Meadows et Roland-Garros) depuis une quinzaine d’années, ne laissant que des miettes à leurs compagnons d’infortune qui doivent implorer la Providence de les « mettre à la retraite » afin de sortir de la « deuxième division » ….

Si la terre battue demeure sa surface de prédilection, notre Ibère a en outre également fait des étincelles sur le Gazon Anglais comme sur le Synthétique, a su remporter cinq fois la Coupe Davis et être Champion Olympique mais cette 100 ème victoire sur le sol Parisien avait une saveur toute particulière et son émotion n’était pas feinte lorsque les premières mesures de l’hymne Espagnol ont retenti au cœur du Court Central, malgré l’habitude….

« Congratulations, Rafa, you are really a great champion” comme dirait Nelson Monfort, l’interviewer qui a avalé une méthode Assimil….

Cependant, Il est clair que le « Gosse des Baléares » qui a tapé ses premières balles à l’âge de 3 ans sous l’œil avisé mais sévère de son tonton « Toni » qui deviendra son entraîneur jusqu’en 2018 et qui l’a amené vers les sommets sait qu’il a encore quelques belles saisons «à vibrer » sur les Courts mais qu’il devra un jour ranger sa raquette et passer à autre chose : pourquoi pas commencer à retaper dans un ballon de foot, son autre passion à laquelle il dut renoncer et pourquoi pas en compagnie du « Gosse de Madère » Cristiano Ronaldo, qui collectionne les « Ballons d’Or » comme d’autres, les titres de Roland Garros…. Mais pour l’instant, le spectacle continue, malgré l’appel du Large….

ADIEU MONSIEUR LE PROFESSEUR (Edito du 22 Octobre)

« Adieu, Monsieur le professeur, on ne vous oubliera jamais » chantait Hugues Aufray en 1968. Hier, dans la cour d’honneur de la Sorbonne, cette mélodie poignante était plus que jamais d’actualité.

En effet, une actualité marquée par un drame qui s’est déroulé vendredi dernier, quelques heures avant le couvre-feu : un homme est mort décapité dans la rue, assassiné par un fanatique quelque part dans un pays en guerre probablement : en Afghanistan ? en Libye ? en Irak ?

Vous n’y êtes pas : c’était à Conflans-Sainte-Honorine, Capitale de la batellerie au confluent de la Seine et de l’Oise, au Nord-Ouest de l’Ile de France…la victime s’appelait Samuel Paty, il avait 47 ans et exerçait le métier de Professeur d’Histoire-Géographie dans un collège de la ville…. au cœur d’un pays qui se croyait à l’abri d'un acte d'une telle barbarie, c’est une véritable onde de choc….

Dans l’enceinte de cette cour d’honneur de la plus prestigieuse université Française, le Président de la République a tenu à saluer la mémoire de ce « héros tranquille », passionné par les livres et surtout animé par la transmission du savoir auprès d’élèves qui avaient le droit de croire ou de ne pas croire, de rappeler avec courage et détermination que l’école se devait d’être laïque et républicaine……

« Monsieur Paty » comme l’appelait ses élèves était un homme apprécié de beaucoup, connu pour son humour, sa curiosité intellectuelle et sa conviction que l’école reste toujours la meilleure voie possible pour se forger un esprit, mieux comprendre le monde et surtout d’éviter de tomber dans l’ignorance qui peut mener à l’obscurantisme qui a toujours tenté de nous gangréner au cours de l’Histoire….

Mais visiblement, cet enseignant qui ne cherchait qu’à faire son travail ne plaisait pas à tout le monde puisqu’une petite minorité aussi agissante que très nocive, celle qui aime attiser les haines à présent « en ligne » a décidé que ce personnage dérangeant, « ce voyou » devait quitter la sphère de l’enseignement, selon les dires d’un activiste islamiste avec la complicité d’un « parent d’élève » outrés par les méthodes éducatives ,selon eux, de ce professeur.

Ils ont préféré utiliser les moyens les plus abjects pour arriver à leurs fins en le livrant en « pâture » aux réseaux sociaux, de jouer de la complicité de deux collégiens inconcients qui ont « renseigné » un tueur fanatique de 18 ans qui habitait à 80 kms de là …près avoir été soudoyés pour une somme dérisoire.Ils risquent de le payer très cher....

Une véritable « organisation du crime minutieusement préparée » s’est mise en marche, provoquant ce que le Ministre de l’intérieur a appelé une « Fatwa » et le terme n’est pas exagéré mais qui donne froid dans le dos risquant de facto d’alimenter les peurs qui dans l’inconscient collectif laissent présager que cela puisse arriver n’importe où et à n’importe quel moment, ce que recherche cette « armée des ténèbres », ces « soldats fous » en guerre contre tout ceux qui ne pensent pas comme eux et qu’il faut éliminer avec une violence aveugle….

Une population sidérée et qui demande des « résultats rapides et efficaces » ne va certainement pas faciliter la tâche d’un exécutif qui hérite d’une situation remontant à plusieurs décennies de « non-dits », de « tabous », « d’angélismes », de « coups de menton autoritaires qui restent au stade de l’incantation » ou d’excès d’Islamo-gauchiste avec pour dessein de vouloir « acheter une paix sociale » même si la parole s’est soudainement libérée dans la volonté de ne pas céder à la « peur » sans pour autant embrasser la tentation populiste que certains espèrent….

 Beaucoup d’élus locaux ont su trouver les mots justes lors des cérémonies d’hommages à Samuel Paty : « surtout ne pas stigmatiser une partie de la population qui ne demande qu’à vivre en paix mais adopter une attitude ferme et cohérente et surtout ne pas remplacer cette haine ambiante et sournoise par une autre forme de haine stérile »…. En ces moments difficiles, la tâche est ardue mais pas impossible, d’ailleurs impossible n’est pas Français……

OCTOBRE NOIR (Edito du 29 Octobre)

« Nous sommes entrés dans l’ère des incertitudes » disait Georges Pompidou en 1974 à propos du premier choc pétrolier et surtout de la fin « des Trente glorieuses » économiques que connut la France. C’est une phrase que pourrait reprendre à son compte, dans un contexte certes totalement différent, l’actuel locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron sur les moments difficiles que connait notre pays concernant les deux virus qui le plombe lentement mais surement : à savoir l’interminable crise sanitaire et le terrorisme islamique qui s’est réinvité de façon sanglante dans un quotidien qui peut apparaitre anxiogène à un grand nombre d’entre nous….

Après ce printemps « pas comme les autres » a succédé « l’été indien » que l’on pensait naïvement salvateur et générateur d’un retour aux « temps d’avant » mais qui aura vite été éclipsé par un début d’automne qui a décidé de ne plus faire de nous « les maitres des horloges » bien que nous soyons passés récemment à l’heure d’hiver….

A l’orée des vacances de la Toussaint, la « Covid 19 » qui elle,  ne prend jamais de vacances,  a donc repris du service avec une brutalité que les plus prudents n’avaient imaginée…obligeant nos humbles dirigeants à prendre des mesures défensives telles les « couvre-feux » qui auront vite été balayés par la déferlante virale obligeant un remake de l’épisode printanier : « Confinement 2 : le retour » avec dans une version plus « soft » enfin pas pour tout le monde : les secteurs déjà fragilisés qui poursuivaient une convalescence fragile croient sentir « l’épée de Damoclès » leur chatouiller le cuir chevelu….

Pour l’instant « un mois au minimum de vie sociale et professionnelle sous cloche » est imposé, faute de mieux, à la France et à ses voisins, pris dans l’œil de ce maléfique cyclone avec en prime la « vague scélérate » du fanatisme religieux qui a déferlé récemment sur les rives de l’Oise pour finalement submerger les abords de la « Baie des Anges », cette dernière qui avait déjà connu naguère, l’horreur un certain Quatorze juillet, pourtant fête nationale… On souvient de cette phrase prophétique d’André Malraux « Le XIXe siècle sera religieux ou ne le sera pas » et surtout d’en mesurer la portée….

On le sait, tout relâchement, aussi bien au niveau sanitaire que dans la vigilance face à cette « armée de la haine » attisée par des éléments extérieurs décidés à en découdre avec « les mécréants Français qui osent blasphémer le Prophète » ne doivent pas nous faire baisser la garde et surtout pas nous laisser nous enliser dans un marécage de sinistrose ambiante.

Emmanuel Macron, habitué aux critiques d’une opposition virulente mais peu porteuse d’alternative quant à son exercice du pouvoir est également devenue la « cible privilégiée » de la « fureur islamique » encouragée indirectement par un dirigeant mégalomane des rives du Bosphore, ce qui l’a incité à rappeler à chacun d’entre nous que « nous ne céderons jamais » et que « l’unité nationale devait primer »… pas sûr qu’il soit forcément entendu dans un pays ou la « polémique » est un sport national, à moins que ce deuxième confinement nous amène à approfondir notre réflexion sur l’état d’un monde fébrile qui tousse, qui tousse…

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